
Clause de non-concurrence et départ d’un cadre ou dirigeant
Lorsqu’un cadre ou dirigeant quitte son entreprise, une clause de non-concurrence peut avoir des conséquences directes sur la suite de son parcours professionnel.
Peut-il rejoindre un concurrent ? Créer son entreprise ? Exercer la même activité ? Pendant combien de temps et sur quel territoire ? Quelle contrepartie financière doit lui être versée ?
Ces questions doivent être analysées avant de finaliser les conditions du départ, afin d’en mesurer les conséquences juridiques, financières et professionnelles.
Avocate en droit du travail, j’accompagne les cadres et dirigeants à Aix-en-Provence et Paris dans l’analyse de leur clause de non-concurrence et son intégration à la stratégie globale de départ.
Qu’est-ce qu’une clause de non-concurrence ?
Une clause de non-concurrence vise à limiter, après la rupture du contrat de travail, la possibilité pour un salarié d’exercer certaines activités susceptibles de concurrencer son ancien employeur.
Elle ne doit pas être confondue avec les obligations qui s’imposent au salarié pendant l’exécution de son contrat de travail.
Pour un cadre ou dirigeant dont l’expertise est fortement liée à un secteur, un marché ou un type de clientèle, son application peut avoir un impact important sur les possibilités de repositionnement professionnel.
Comment savoir si une clause de non-concurrence est valable ?
L’existence d’une clause dans le contrat de travail ne suffit pas à déterminer qu’elle produira nécessairement tous ses effets après le départ.
Sa validité et sa portée doivent être appréciées au regard de plusieurs critères.
Il convient notamment d’examiner les restrictions prévues quant à l’activité concernée, leur durée, leur périmètre géographique, leur justification au regard des intérêts de l’entreprise ainsi que la contrepartie financière prévue.
L’analyse doit être réalisée à partir de la rédaction exacte de la clause et des dispositions éventuellement applicables à la relation de travail.
Quelle contrepartie financière en cas de clause de non-concurrence ?
L’application d’une clause de non-concurrence implique une contrepartie financière.
Son montant et ses modalités de versement doivent être recherchés dans les documents applicables, notamment le contrat de travail et, le cas échéant, la convention collective.
Cette contrepartie constitue un élément financier du départ qui doit être identifié lorsqu’on compare les différents scénarios de sortie.
Elle ne doit donc pas être oubliée dans le chiffrage global d’une négociation de départ.
L’employeur peut-il renoncer à la clause de non-concurrence ?
Selon les dispositions applicables, l’employeur peut parfois être en mesure de renoncer à l’application de la clause.
Les conditions et délais dans lesquels cette renonciation peut intervenir doivent cependant être examinés précisément.
Cette question est particulièrement importante lorsqu’un cadre ou dirigeant prépare déjà la suite de son parcours professionnel : rejoindre une nouvelle entreprise, exercer dans le même secteur ou lancer une nouvelle activité.
Il est donc préférable de clarifier le sort de la clause dans le cadre des discussions entourant le départ.
Peut-on négocier la levée d’une clause de non-concurrence ?
Lorsqu’un départ est négocié, le devenir de la clause de non-concurrence peut constituer l’un des sujets à examiner.
Pour certains cadres et dirigeants, être libéré de la restriction peut présenter un intérêt professionnel important. Dans d’autres situations, l’application de la clause et le versement de sa contrepartie financière peuvent entrer dans l’équilibre économique global du départ.
La stratégie dépend donc à la fois de la rédaction de la clause, du projet professionnel du cadre ou dirigeant et des autres conditions de sortie envisagées.
Peut-on rejoindre un concurrent après son départ ?
La réponse dépend notamment de l’existence et de la portée d’une clause de non-concurrence applicable.
Il faut examiner précisément les activités interdites, le périmètre géographique et la durée de la restriction afin de déterminer si le nouveau projet professionnel entre dans son champ.
Cette vérification est particulièrement importante avant d’accepter un nouveau poste ou de prendre un engagement auprès d’une entreprise concurrente.
Peut-on créer son entreprise malgré une clause de non-concurrence ?
La création d’une entreprise après le départ doit également être appréciée au regard du contenu exact de la clause.
Selon l’activité envisagée, les clients ciblés, le territoire concerné et la durée de la restriction, le projet peut nécessiter une analyse préalable.
Pour un cadre ou dirigeant qui envisage une activité entrepreneuriale, le devenir de la clause doit donc être anticipé avant le départ et, idéalement, avant de structurer le nouveau projet.
Intégrer la clause de non-concurrence à la négociation de départ
Une négociation de départ ne porte pas uniquement sur le montant d’une indemnité.
La date de sortie, le préavis, le bonus et la rémunération variable, le management package ou encore la clause de non-concurrence peuvent avoir des conséquences financières et professionnelles importantes.
Le maintien ou la levée de la clause doit donc être analysé en fonction des objectifs du cadre ou dirigeant et intégré à la négociation globale des conditions de départ.
À quel moment faire analyser sa rémunération variable ?
L’analyse peut intervenir dès qu’une difficulté apparaît concernant la fixation des objectifs, le calcul ou le versement du bonus.
Lorsqu’un départ est envisagé, il est préférable de procéder à cette vérification avant de convenir définitivement d’une date et des conditions de sortie.
Cela permet d’identifier les sommes susceptibles d’être dues et d’intégrer la rémunération variable aux différents scénarios de négociation.
Une avocate en droit du travail à
Aix-en-Provence et Paris
J’accompagne les cadres et dirigeants à Aix-en-Provence et Paris, en présentiel comme à distance, dans l’analyse de leur clause de non-concurrence et des conséquences de leur départ.
Les échanges peuvent être menés en français comme en anglais, notamment pour les cadres et dirigeants internationaux dont le contrat de travail ou le projet professionnel comporte une dimension internationale.

FAQ
Questions fréquentes sur la clause de non-concurrence

Contacter domaniewicz avocat
42 Avenue Victor Hugo
13100 Aix-en-Provence
9 Rue Treilhard
75008 Paris
06.23.61.20.01
